01 novembre 2007
Surprise sur prise
Cette année, Toussaint aura rimé avec incertain. Nous avons en effet alterné le meilleur et... le moins bon, victimes d'une petite mésaventure au cours de notre balade du jour. Oh, rien de méchant. Juste un coup de calgon de madame 12 volts, notre batterie. Il est vrai que je ne l'ai pas ménagée ces derniers temps. Lui ai réclamé des efforts inhabituels, à chaque remise en route. Je sentais bien qu'elle était fatiguée. Aujourd'hui a sans doute été la journée de trop. Le dernier arrêt-photo (celui qui a généré le cliché ci-dessus) lui a été fatal. La clé a eu beau tourner dans le Neiman, elle n'a reçu aucun écho. Plus de jus. Rien. Sinon le silence de la campagne.
"Pas glop, pas glop", aurait dit un héros de BD de mon enfance. L'assistance de mon assureur n'intervient qu'au-delà de 50 km du domicile, pas la peine d'espérer qu'une dépanneuse débarque. Heureusement, la Touraine est riche en âmes charitables qui, lorsqu'on agite le bras au bord des routes, ne font aucune difficulté pour s'arrêter. Et pas davantage pour sortir leurs câbles de la malle arrière (en effet, les Tourangeaux ne sont pas seulement gentils, ils sont aussi très bien équipés). C'est donc à un couple de retraités en Laguna gris métal - grand merci à eux s'ils nous lisent - que nous devons d'avoir pu "relancer la bête" et rentrer chez nous. Bon, j'en suis quitte pour une nouvelle batterie, ce qui reste un moindre mal. Mais il faudra tout de même que je m'interroge sur le fait que ma petite MG éprouve tant de difficultés à démarrer le matin. Jadis, je n'avais pas besoin de 6 ou 7 tentatives avant de l'entendre vrombir...
La mauvaise surprise n'aura donc pas duré bien longtemps, et le sourire n'a presque jamais quitté mon visage. Pareil pour la future maman. Car avant notre immobilisation forcée, nous avions pu admirer de bien sympathiques paysages, de Veretz à Bléré en passant par Azay-sur-Cher ou Cormery. Il n'y a pas à dire, même en cas de panne, la campagne ça nous gagne !
20 octobre 2007
Cinq à sept à la campagne
Il est très rare que nous attendions l'heure du goûter pour prendre la route. Surtout lorsqu'il fait, comme aujourd'hui, un temps magnifique. C'est pourtant ce qui s'est produit en ce samedi automnal. Déjeuner tardif, gros coup de barre qui indique le chemin du lit et commande de s'y allonger derechef... et voilà tous nos projets décalés de deux bonnes heures. Mais quitte à annuler l'un d'entre eux, autant que ce soit la séance de cinéma qui passe à la trappe. Pas question de se priver d'une sortie en MG !
Pour l'occasion, nous avons mis le cap au sud, direction Poitiers, histoire de varier les plaisirs. Mais la volonté de quitter les grands axes et un sens de l'orientation plus qu'approximatif nous ont ramenés vers des contrées que nous avions déjà explorées. Le plaisir n'en fut pas amoindri, loin de là, la fin de la balade nous permettant d'emprunter de nouvelles routes sur lesquelles nous reviendrons sûrement très bientôt. En attendant, demain matin, rendez-vous dans le centre ville de Tours pour un rassemblement de voitures de collection. Un petit air de Vincennes en anciennes qui remettra au goût du jour de bien sympathiques habitudes...
07 octobre 2007
Et le spectacle continue !
Non, je ne parle pas de la splendide victoire du XV de France devant les All Blacks hier soir à Cardiff. Pas davantage de l'abandon incroyable de Lewis Hamilton ce matin au Grand Prix de Chine de F1, qui relance les chances d'Alonso et Raïkkönen dans la course au titre mondial. Non, rien de tout cela. Mais le parallèle avec ma modeste existence et celle de ma MG B n'est pas idiot. On disait les Bleus condamnés d'avance à subir une correction et le prodige de McLaren hors de portée de ses rivaux. Eh bien on s'est trompé. Rien n'est jamais gagné ou perdu d'avance. Moi qui, il y a quelques jours encore, n'osais même pas envisager de rouler à nouveau en B avant... la Toussaint... voire Noël, force est de constater que j'ai été bien détrompé.
En effet, après la petite sortie d'hier en forme d'apéritif, la fin du week-end fut idéale en tous points. Une météo toujours aussi avantageuse, une température non moins sympathique, un peu de temps devant soi... et la voiture parfaite. Plus que parfaite même, après que le beau-père du Croco, costaud en mécanique et habile de ses mains, eut jeté un sort à mon ralenti un peu trop élevé. Régime abaissé à 900 tr/mn, régularité de métronome, il ne restait plus qu'à profiter... Ce que nous avons fait, comme en témoignent les photos du jour, postées dans l'album n°1. Inutile de nier, ça valait le coup d'attendre.
06 octobre 2007
Comme au bon vieux temps
C'est une petite B convalescente que nous avons emmenée, en début d'après-midi, poursuivre la découverte de sa nouvelle région. Toute petite promenade pour se réapprivoiser mutuellement, d'une durée limitée car nous avons de la visite ce week-end, et il aurait été inconvenant laisser nos invités à la porte. Pour autant, c'est avec un franc sourire que nous sommes rentrés, enchantés par les sensations retrouvées du vent dans nos cheveux et du mélodieux 4 cylindres dans nos oreilles. C'est vrai que je ne l'ai pas brutalisé, le moteur, hésitant à grimper dans les tours par crainte d'une ratatouille, rétrogradant tout en douceur pour ne pas secouer la boîte. Il m'a tout de même fallu une trentaine de kilomètres pour être totalement rassuré sur le regain de forme de ma belle ! Mais il n'y a plus de doute possible, elle est de retour. Pimpante et performante. Comme avant.
24 septembre 2007
On avance, on avance
Le titre est volé à Alain Souchon, que le chanteur m'en excuse, mais je n'ai pas mieux pour décrire la situation actuelle. En effet, le garagiste que j’avais sélectionné n’ayant pas trouvé le temps de venir au chevet de la MG la semaine dernière, j’ai pris mon courage à deux mains pour tenter de la conduire jusqu’à lui. Et ce ne fut pas une mince affaire ! Comme je l’avais craint, la montée de ma rampe de parking a été une véritable galère. Démarrage à l'arraché, aucune puissance sous le pied, je m’y suis repris en au moins 10 fois pour gravir la pente, mes pieds jouant des trois pédales pour débrayer, freiner, accélérer simultanément… seul moyen de ne pas caler. Mais tout cela se terminait inévitablement par un échec, mon bras droit s’écorchant alors quant à lui sur un levier de frein à main notoirement inefficace ! Sécouée et incontrôlable, la voiture reculait dangereusement vers la porte électrique que le Croco, soutien fidèle comme de coutume, essayait de maintenir ouverte, armé de sa télécommande à plip.
Je ne décrirai pas le « dégât des eaux » qui s’était déclaré sous mes aisselles et dans mon dos ! Mais il faut croire, au final, que Dieu existe car un coup de boost aussi soudain qu’inattendu a fini par propulser la malade en haut de la côte, dans un râle désespéré. Je n’en demandais pas tant, mais je sus tout de suite que le reste du trajet n’allait pas être une partie de plaisir...
De fait, les 2 kilomètres qui me séparaient du garage furent un enfer, sous une pluie battante qui n'était pas sans me rappeler mes premières escarmouches hivernales ! Fort heureusement, la circulation en ce début de matinée était fluide, et la présence d'Aurélie dans la Clio, warnings allumés juste derrière, a facilité la tâche. Très accueillant et rassurant, le garagiste m'a promis qu'il me livrerait rapidement son verdict. "Ne vous inquiétez pas, m'a-t-il assuré. Si c'est l'allumage, ça ne devrait pas aller chercher bien loin...". Puisse-t-il avoir raison ! Et suite au prochain numéro.
22 juillet 2007
Ratatouille au déjeuner
Allergie à sa nouvelle région ? Grosse fatigue après les fortes chaleurs ? Mauvaise greffe des plaques minéralogiques noires ? Je ne saurais dire pourquoi notre B est tombée malade, mais les faits sont là : quelque chose ne tourne plus rond du tout dans sa belle mécanique. A tel point que nous nous sommes sincèrement demandés, en rentrant de notre pique-nique dominical, s'il n'allait pas falloir finir à pied.
C'est vrai que nous avions sans doute péché par excès d'optimisme en prenant la route ce matin. Ces hoquètements, ces a-coups à l'accélération ressentis sporadiquement lors de la dernière balade, puis le jour où nous sommes allés la faire immatriculer, ne laissaient rien présager de bon. Mais j'avais l'espoir qu'il ne s'agisse là que de quelques cochonneries ramassées à la pompe, au cours du dernier plein d'essence. Force est de constater que je me suis bien planté. Car si les premiers kilomètres furent presque neutres, la tendance s'est inversée à mi-parcours. Sitôt le pique-nique terminé, bonjour la ratatouille ! Je me suis en effet battu comme un beau diable avec une carburation à l'agonie. De méchantes secousses, une impossibilité d'avoir du "jus" à l'accélération, bref un broutement quasi-permanent... et angoissant. Fort heureusement, nous n'avons pas gêné grand monde sur la route et la toussotante petite malade a pu rejoindre son emplacement de parking.
Toujours aussi peu doué pour l'exploration d'un moteur, je ne saurais avancer les causes du mal. Après avoir envisagé un simple encrassement des bougies, je pencherais désormais plutôt pour un problème de pompe à essence. Si la petite trouve encore assez de forces pour ramper jusque chez un garagiste professionnel, celui-ci m'en dira sûrement davantage. En attendant, et pour ne pas conserver qu'un souvenir amer de ce dimanche, de nouvelles photos sont disponibles dans l'album "La Touraine de long en large".
17 juillet 2007
Elle est pas belle, la vie (MG B) ?
Beau mais pas trop chaud, un emploi du temps enfin moins chargé, un plein d'essence et un bidon d'huile dans le coffre : toutes les conditions étaient réunies cet après-midi pour notre découverte de la Touraine en MG. Oh, nous ne sommes pas allés bien loin ni bien longtemps, deux petites heures pour un aller-retour jusqu'à Amboise et son magnifique château... Mais ce petit périple a suffi à nous faire vibrer (et accessoirement à nous changer du déballage de cartons et de l'accrochage de tableaux). Depuis le temps qu'on attendait ça ! Certains diront qu'il nous en faut peu pour être heureux, mais il faut dire qu'en ce moment tout fonctionne à merveille...
Un nouvel album photo voit donc le jour, qui sera alimenté de temps à autre, au gré de nos sorties dans la région tourangelle. Car apparemment, il y a de quoi nous occuper pour un petit moment ! Pour notre plus grand bonheur...
28 juin 2007
Vraiment pas faite pour la ville
Les occasions de rouler en MG étant plutôt réduites ces derniers temps, c'est avec une légitime excitation que je me suis installé au volant, hier matin. Je savais que le plaisir serait fugace (il ne s'agissait que de conduire ma belle à son garage de substitution, celui qu'elle occupera en attendant le 12 juillet, date de notre déménagement en Touraine). Mais si les premières minutes furent sympathiques, notamment avec un démarrage nickel malgré trois longues semaines d'immobilité, la suite s'avéra beaucoup moins rigolote. En effet, il m'a fallu composer avec le comportement "limite limite" des autres conducteurs.
Au banc des accusés, j'ai nommé les deux roues. Je ne sais pas quelle mouche les avait piqués, ou s'ils disputaient une quelconque course secrète, toujours est-il que Satanas, Diabolo et leurs copains m'ont tous gratifié de figures libres aussi farfelues que dangereuses. Forçant le passage à chaque carrefour, se rabattant au millimètre et d'un coup de guidon ravageur, dépassant par la droite quand ce n'était pas sur les trottoirs... J'ai beau m'être acclimaté à la sensation d'être une saucisse de hot-dog, coincé entre deux hordes de cadres plus pressés que dynamiques, là, c'était le pompon : ils m'ont carrément joué un départ de Grand Prix ! Et encore, tout cela ne serait rien si les camionnettes de livraison et même les bus de la RATP n'avaient tenu eux aussi, coûte que coûte, à s'aligner sur la grille de départ ! Franchement, les mecs, qu'est-ce qui vous était passé par la tête ?
Bon. Il faut croire que j'ai conservé une certaine appréhension depuis mon accrochage au Bois de Boulogne, mais tout de même. Il est bien loin le temps où je me délectais à l'idée que dans Paris, on respecte les vieilles dames. Je m'étais trompé. Et vivement la campagne.
03 juin 2007
Qui croit aux miracles ?
A priori, pas moi. Pourtant, il s'est passé ce week-end quelque chose d'assez inhabituel. J'ai récupéré mon compte-tours ! Non, je ne veux pas dire que le réparateur spécialiste dont on m'a donné les coordonnées me l'a renvoyé par la poste. Depuis sa mort clinique prononcée le lendemain de Pâques, le cadran n'a pas quitté le tableau de bord de la B. Je remettais sans cesse l'opération à plus tard...
Mais voilà qu'hier matin, ô divine surprise en démarrant : l'aiguille a bougé ! J'ai d'abord souri, pensant à une facétie dont le boîtier m'avait déjà gratifié plusieurs fois, quelques heures avant de rendre l'âme. J'ai enquillé la première, persuadé que le régime affiché rejoindrait le zéro au bout de quelques dizaines de mètres. Mais non. La traversée de Paris s'est donc faite sans que j'aie à passer mes rapports à l'oreille. Et les 40 bornes qui me séparaient de chez mes parents furent du même tonneau, à vitesse stabilisée comme en rétrogradage, au ralenti comme à l'accélération. Précis comme un métronome...
Ce matin, j'ai tourné la clé de contact en me demandant ce qui allait se passer. Avais-je rêvé ? Le miracle allait-il se perpétuer ? La balade a été longue : Chantilly, Senlis, Meaux, Coulommiers, Brie Comte Robert... Belle campagne, soit dit en passant. Et rien. Pas la moindre alerte. Toujours fidèle au poste.
Je ne sais pas quoi dire sinon que je n'y comprends pas grand chose. La MG B a une âme, je le savais déjà, mais serait-elle "vivante" à ce point ? Vous allez voir qu'il va bientôt lui pousser un ABS et des airbags !
27 mai 2007
Un jour sans
Il fallait bien que ça arrive. Dans une région où circulent en permanence plusieurs centaines de milliers de voitures, la probabilité de se faire taper est plus grande qu'ailleurs. Jusqu'ici, grâce à une vigilance de tous les instants (mais surtout un gros coup de pouce de la chance), j'avais réussi à éviter les ahuris dans la lune et les forceurs de passage qui se croient seuls au monde. La série a pris fin ce matin.
Feu rouge à l'entrée du bois de Boulogne. Les uns vont tout droit, les autres tournent. J'ai enclenché mon clignotant, mais lorsque la voiture juste devant moi freine et que je veux l'imiter, celle de derrière oublie de copier. Bruit sourd à l'arrière gauche. Le temps de comprendre ce qui vient de se passer, de jeter un coup d'oeil dans le rétro pour découvrir le responsable, et je pâlis. Une Saab noire dont le bouclier pendouille lamentablement, ne tenant plus que d'un seul côté. A voir ce que le choc a causé sur une voiture réputée solide, le pire est à craindre pour mon céans...
Nous sommes au milieu de la circulation, il faut sortir de là pour faire le constat. J'indique au conducteur de la Saab que je vais me garer une centaine de mètres plus loin, histoire de ne pas stationner sur la piste cyclable qui borde la route. Je le vois qui me suit, j'enquille les vitesses et m'engage sur la voie de droite où l'on peut se garer en épi. A peine plus tard, nouveau coup d'oeil dans le rétro : plus personne. Super ! Le grand naïf que je ne cesserai jamais d'être a encore oublié que Paris est peuplé de lâches qui, une fois sur deux, ne sont ni titulaires du permis de conduire, ni assurés. L'oiseau s'est envolé, inutile de se lancer à sa poursuite. Il ne reste plus qu'à couper le contact et à contempler les dégâts.
La première surprise est bonne. Aucune tôle n'est froissée. Un miracle ? Peut-être. Une couche de caoutchouc noir et sale s'est invitée au bas de l'aile mais n'a pas écaillé la peinture et semble "effaçable". Effectivement, un coup de polish passé quelques minutes plus tard aura raison d'elle. Le bloc plastique du feu arrière est intact, lui aussi. Mais alors, qu'est-ce qui a eu mal ? L'examen du pare-chocs et de sa forme m'en apprend un peu plus. Si on ne déplore qu'une toute petite écorchure sur le chrome, il s'est affaissé de quelques millimètres. Témoins les bumpers dans lesquels se niche l'éclairage de la plaque d'immatriculation : celui de droite est toujours légèrement incliné, celui de gauche est désormais droit. Au final, la belle n'a pas l'air d'avoir la gueule trop de travers mais il va falloir se coucher sous sa robe avec une pince pour voir si ça se redresse...
Ce ne sera pas pour aujourd'hui. Pas le temps. J'avais juste une heure devant moi pour une petite virée ce matin, pour prendre un peu de plaisir au volant. Rétrospectivement, je me dis que ça fait cher de la balade et que du plaisir, je n'en ai pas eu des masses. Mais une fois encore, il faut relativiser : tout cela n'est qu'histoire de cosmétique. Il en faudra plus pour me miner le moral.












