_puis_Le titre est volé à Alain Souchon, que le chanteur m'en excuse, mais je n'ai pas mieux pour décrire la situation actuelle. En effet, le garagiste que j’avais sélectionné n’ayant pas trouvé le temps de venir au chevet de la MG la semaine dernière, j’ai pris mon courage à deux mains pour tenter de la conduire jusqu’à lui. Et ce ne fut pas une mince affaire ! Comme je l’avais craint, la montée de ma rampe de parking a été une véritable galère. Démarrage à l'arraché, aucune puissance sous le pied, je m’y suis repris en au moins 10 fois pour gravir la pente, mes pieds jouant des trois pédales pour débrayer, freiner, accélérer simultanément… seul moyen de ne pas caler. Mais tout cela se terminait inévitablement par un échec, mon bras droit s’écorchant alors quant à lui sur un levier de frein à main notoirement inefficace ! Sécouée et incontrôlable, la voiture reculait dangereusement vers la porte électrique que le Croco, soutien fidèle comme de coutume, essayait de maintenir ouverte, armé de sa télécommande à plip.

Je ne décrirai pas le « dégât des eaux » qui s’était déclaré sous mes aisselles et dans mon dos ! Mais il faut croire, au final, que Dieu existe car un coup de boost aussi soudain qu’inattendu a fini par propulser la malade en haut de la côte, dans un râle désespéré. Je n’en demandais pas tant, mais je sus tout de suite que le reste du trajet n’allait pas être une partie de plaisir...

De fait, les 2 kilomètres qui me séparaient du garage furent un enfer, sous une pluie battante qui n'était pas sans me rappeler mes premières escarmouches hivernales ! Fort heureusement, la circulation en ce début de matinée était fluide, et la présence d'Aurélie dans la Clio, warnings allumés juste derrière, a facilité la tâche. Très accueillant et rassurant, le garagiste m'a promis qu'il me livrerait rapidement son verdict. "Ne vous inquiétez pas, m'a-t-il assuré. Si c'est l'allumage, ça ne devrait pas aller chercher bien loin...". Puisse-t-il avoir raison ! Et suite au prochain numéro.