28 juin 2007
Vraiment pas faite pour la ville
Les occasions de rouler en MG étant plutôt réduites ces derniers temps, c'est avec une légitime excitation que je me suis installé au volant, hier matin. Je savais que le plaisir serait fugace (il ne s'agissait que de conduire ma belle à son garage de substitution, celui qu'elle occupera en attendant le 12 juillet, date de notre déménagement en Touraine). Mais si les premières minutes furent sympathiques, notamment avec un démarrage nickel malgré trois longues semaines d'immobilité, la suite s'avéra beaucoup moins rigolote. En effet, il m'a fallu composer avec le comportement "limite limite" des autres conducteurs.
Au banc des accusés, j'ai nommé les deux roues. Je ne sais pas quelle mouche les avait piqués, ou s'ils disputaient une quelconque course secrète, toujours est-il que Satanas, Diabolo et leurs copains m'ont tous gratifié de figures libres aussi farfelues que dangereuses. Forçant le passage à chaque carrefour, se rabattant au millimètre et d'un coup de guidon ravageur, dépassant par la droite quand ce n'était pas sur les trottoirs... J'ai beau m'être acclimaté à la sensation d'être une saucisse de hot-dog, coincé entre deux hordes de cadres plus pressés que dynamiques, là, c'était le pompon : ils m'ont carrément joué un départ de Grand Prix ! Et encore, tout cela ne serait rien si les camionnettes de livraison et même les bus de la RATP n'avaient tenu eux aussi, coûte que coûte, à s'aligner sur la grille de départ ! Franchement, les mecs, qu'est-ce qui vous était passé par la tête ?
Bon. Il faut croire que j'ai conservé une certaine appréhension depuis mon accrochage au Bois de Boulogne, mais tout de même. Il est bien loin le temps où je me délectais à l'idée que dans Paris, on respecte les vieilles dames. Je m'étais trompé. Et vivement la campagne.
23 juin 2007
C'est vous qui le dites
Parlez-moi de moi, y a qu'ça qui m'intéresse ! Si prétendre que ce blog est visité quotidiennement par des centaines d'internautes serait un formidable mensonge, je peux néanmoins vous dire ma fierté de compter, parmi mes visiteurs, un noyau dur d'habitués qui prennent du temps pour lire mes élucubrations. Je ne parle pas des "accidentels", ceux qui ont tapé sur Google une requête sans rapport avec le sujet qui nous occupe et que les hasards du référencement ont conduits ici. Non, c'est à vous que je m'adresse, chers promeneurs de la Toile qui, avec une régularité sans faille, venez voir s'il y a des nouvelles côté MG B.
Et à chacun d'entre vous, je veux dire un grand merci. Car même si vous n'êtes pas toujours très bavards dans la rubrique "commentaires", vous avez su me témoigner, en faisant la pub du blog sur le votre ou en m'expédiant un courriel, votre plaisir de parcourir ces pages. En voici quelques morceaux choisis et anonymes.
"Te lire est un vrai régal. Pour la qualité de la forme bien sûre et l’humour dont tu émailles tes textes ; mais plus encore pour la subtile observation des symptômes communs à tous les «MG-fans» malades d’affection (oserais-je dire d’amour ?) pour leur(s) précieuse(s) voiture(s)."
"Mis à part le fait que votre site et vos histoires sont très agréables à lire, je ressens avec vous vos joies et vos émotions qui me rappelle les miennes, bien enfouies au fond de ma mémoire depuis plus de 10 ans et qui me disent "pourquoi pas moi" !"
"Superbe : la b et le b(log), j'espère arriver à mener la mienne à cet état. Bravo pour votre très sympathique blog."
Bon, j'arrête là mon autopromotion pour présenter maintenant des excuses à tous ceux qui, surtout en ce moment, remarquent que la fréquence de mes posts se ralentit singulièrement. Je dois le confesser, il est très difficile de maintenir le cap, avec cette météo de mois de novembre et des week-ends trop bien remplis. Une seule chose à retenir : la petite MG va bien, sagement assoupie dans son parking, attendant qu'une opportunité de balade vienne la cueillir. Promis, ce jour-là, je ressors mon clavier et j'agrémente tout cela d'une nouvelle série de photos !
15 juin 2007
Changement d'air
Bon, eh bien voilà, c'est signé. Comme nous l'avions annoncé ici, dans un peu moins d'un mois, nous serons officiellement résidents de l'Indre et Loire. Des exilés d'un Paris devenu irrespirable et dont les verdoyants alentours ne sont accessibles qu'après moult embouteillages. Ce déménagement marquera, sans aucun doute, le vrai début de la vie MG B telle que nous l'avons voulue. Place aux week-ends décidés à la dernière minute et dont le retour n'est pas un calvaire, rythme de tortue pour passer le péage et douleur dans le pied gauche à force de faire patiner l'embrayage ! Bienvenue à des consommations plus raisonnables et à des pleins dans des stations-service affichant des prix "normaux" ! Bonjour la nouvelle plaque d'immatriculation qui, cette fois c'est certain, sera exempte de Q...
Il n'y a pas à dire, je ne vois que des avantages à notre migration vers Tours. En attendant, quel temps fera-t-il ce week-end pour une éventuelle petite sortie francilienne ? Météo France n'est guère optimiste. Tant pis. Et puis c'est peut-être mieux comme ça : la petite a besoin de se reposer avant le grand voyage...
03 juin 2007
Qui croit aux miracles ?
A priori, pas moi. Pourtant, il s'est passé ce week-end quelque chose d'assez inhabituel. J'ai récupéré mon compte-tours ! Non, je ne veux pas dire que le réparateur spécialiste dont on m'a donné les coordonnées me l'a renvoyé par la poste. Depuis sa mort clinique prononcée le lendemain de Pâques, le cadran n'a pas quitté le tableau de bord de la B. Je remettais sans cesse l'opération à plus tard...
Mais voilà qu'hier matin, ô divine surprise en démarrant : l'aiguille a bougé ! J'ai d'abord souri, pensant à une facétie dont le boîtier m'avait déjà gratifié plusieurs fois, quelques heures avant de rendre l'âme. J'ai enquillé la première, persuadé que le régime affiché rejoindrait le zéro au bout de quelques dizaines de mètres. Mais non. La traversée de Paris s'est donc faite sans que j'aie à passer mes rapports à l'oreille. Et les 40 bornes qui me séparaient de chez mes parents furent du même tonneau, à vitesse stabilisée comme en rétrogradage, au ralenti comme à l'accélération. Précis comme un métronome...
Ce matin, j'ai tourné la clé de contact en me demandant ce qui allait se passer. Avais-je rêvé ? Le miracle allait-il se perpétuer ? La balade a été longue : Chantilly, Senlis, Meaux, Coulommiers, Brie Comte Robert... Belle campagne, soit dit en passant. Et rien. Pas la moindre alerte. Toujours fidèle au poste.
Je ne sais pas quoi dire sinon que je n'y comprends pas grand chose. La MG B a une âme, je le savais déjà, mais serait-elle "vivante" à ce point ? Vous allez voir qu'il va bientôt lui pousser un ABS et des airbags !
02 juin 2007
Avis d'expert
Dans la famille "Passionné de voitures", je voudrais le beau-frère. Le mien s'appelle Stéphane et ne conçoit de s'installer derrière un volant que pour avoir des sensations. Sa monture personnelle est une italienne, V8 double-turboté envoyant 370 chevaux et chaussant extra large. Il faut voir sa moue dubitative lorsqu'il est obligé de l'abandonner (comme en ce week-end de visite en région parisienne). Son loueur habituel lui confie une grosse familiale allemande apte à emmener toute sa petite famille, et l'on sent bien que son plaisir s'est envolé.
Pour des tas de raisons, emploi du temps ou météo, Stéphane n'avait jamais eu l'occasion d'essayer la MG. C'est chose faite depuis cet après-midi, depuis que son mètre quatre-vingt-dix devenu allergique aux assistances - qui stérilisent le plaisir de conduire - a pu goûter au pilotage d'une mamie de 40 ans. Prévenu qu'il ne fallait attendre ni puissance ni aptitude au freinage, briefé sur le maniement de la boîte de vitesses (tout en douceur, hein ?) il est évidemment resté "en dedans". Mais la balade terminée, c'est un réel sourire qui barrait son visage. Ses impressions ? Les voici.
"Ma première réaction est qu'on ne se sent pas dans un jouet. Au volant, on n'a pas du tout le sentiment que la voiture a un format de poche. On la sent lourde, la mécanique est virile. J'adore les longs capots comme celui-là... Il n'est pas un peu percé, ton pot d'échappement ?" Euh non, pas que je sache. Et à part ça ? "On n'a pas à composer avec des sensations d'un autre âge, comme avec une 4L qui se couche dans les virages. Elle a vraiment un comportement dynamique. En revanche, gros bémol côté sécurité. On se sent très vulnérable"...
Effectivement, je lui confirme qu'on a tendance à anticiper les éventuelles bourdes des autres conducteurs comme si on était en moto. Mais au final, Stéphane est vraiment content de la balade. Bien sûr, il n'achèterait pas une MG. Son plaisir à lui est ailleurs. Le mien est de lui avoir offert plus de sensations que dans le X5 3.0d qu'il prendra ce soir pour aller dîner chez des amis !
Ah, une dernière chose encore. En oubliant volontairement de lui dire qu'on m'avait tapé à l'arrière dimanche dernier, j'ai sollicité l'oeil d'expert de Stéphane afin qu'il examine mon pare-chocs. Il n'a strictement rien remarqué. Parfait, c'est donc moi qui pinaille. Je renonce à toute tentative de démontage et/ou de redressement...







