La vie MG B

Des balades, des découvertes, du plaisir... Tout un art de vivre en ancienne anglaise !

24 avril 2007

Au point mort

Bon, ben voilà, il fallait bien que ça arrive. Je pars en vacances. En l'occurrence remonter le Nil, et peut-être chatouiller les pyramides si le temps le permet. Ce voyage en Egypte signifie que je vais passer près de deux semaines sans voir - et surtout sans conduire - ma petite B. La certitude qu'elle se reposera elle aussi, choyée par ses voisines de parking, est toutefois une aide précieuse. Mais tout de même... Je ne sais pas qui, du conducteur ou de la voiture, manquera le plus à l'autre... Je verse une larme ?

Allez, trève de plaisanterie, ces vacances étaient nécessaires et je pars aussi heureux qu'enthousiaste. Inutile de vous dire qu'Aurélie-Croco l'est davantage encore (pensez donc, depuis le temps qu'elle voulait fouler du pied le sol qui a vu la création de la colle Cléopâtre) !

Un regret tout de même : pour la première fois depuis leur création, "La vie MGB" et le Blogocroco vont en effet passer 15 jours sans recevoir la moindre évolution. Aucune photo, aucune chronique. Nada. Le prix à payer pour un peu de repos. Mais comme l'indique le dessin ci-dessous, honteusement piqué ici, nous ne sommes pas les seuls à devoir passer par le point mort avant de redémarrer. Alors rendez-vous le 6 mai pour de nouvelles et fabuleuses aventures !

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22 avril 2007

Suffrage universel

urneJe ne voterai pas MG B aujourd'hui. Je veux dire : ce n'est pas Marie-George Buffet qui aura ma voix. Ma préférence va à quelqu'un d'autre. Qui ça ? Peu importe, ce blog n'est pas politique. Si j'avais juste un souhait à formuler, ce serait celui - bien égoïste j'en conviens - que notre futur premier magistrat n'applique pas un programme trop autophobe. Et qu'entre autres, il ne me confisque pas mon plaisir de rouler dans un véhicule qui pollue 10 fois plus que la moyenne... Au-delà, que le meilleur gagne et n'en parlons plus.

Ce qui est certain, en revanche, c'est que si les elections devaient porter une voiture au pouvoir, la MG B aurait toutes ses chances. On pourrait même dire d'elle que c'est la candidate idéale. Celle qui rassemble toutes les sensibilités. J'en suis le premier surpris mais hier encore, alors que je flânais sur une départementale, j'ai été doublé par une petite berline gris métal (impossible de vous dire la marque tellement elle avait été "customisée" par son propriétaire). Ses trois occupants avaient baissé toutes les fenêtres et en laissaient puissamment échapper le son d'un tube de R&B. Lunettes de soleil de compétition, casquette vissée sur la tête et chaînes en or autour du cou, ils m'ont d'abord klaxonné en déboîtant pour me dépasser, puis ont ralenti à ma hauteur. J'ai alors vu trois sourires éclatants, trois pouces levés, et l'un des sincères admirateurs a alors crié "génial !" en balançant son corps en avant pour rester en rythme.

Eh ouais, mon gars, t'as raison, je dirais même que c'est de la balle, ma caisse ! Je n'imaginais pas qu'elle pourrait te plaire mais je suis ravi que ce soit le cas. Cette petite B recueille décidément tous les suffrages...

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19 avril 2007

Mets de l'huile !

huile_moteurIl n'y a pas si longtemps, j'affichais ici-même ma totale satisfaction quant à la consommation d'essence de la belle. Sans doute étais-je un peu optimiste car finalement, ce sont tout de même entre 10 et 11 litres de Sans plomb 98 qui s'envolent quand je parcours 100 km. Rien de dramatique, somme toute. Non, le vrai péché mignon de ma MG, c'est l'huile. C'est fou ce cette petite peut être vorace, au mépris de tous les risques d'indigestion qui la guettent : la gourmande engloutit une méchante dose d'un litre tous les 1000, excusez du peu !

Cet appétit est d'autant inhabituel pour moi que, de mémoire, je n'ai jamais remis d'huile dans une voiture. Oui, je sais, c'est difficile à croire mais au-delà de mon inculture mécanique, toutes celles que j'ai possédées ont toujours été achetées neuves, entretenues à date fixe par le réseau de leurs marques respectives et revendues avant 2 ans. On pouvait alors me taquiner en me demandant si je connaissais l'emplacement de la tirette du lève-capot, tant les occasions de l'ouvrir étaient réduites à la portion congrue... Bref, aujourd'hui j'ouvre, je vérifie mes niveaux, je régule et je referme. Tandis qu'un bidon de 5 litres trône fièrement dans le coffre, à côté de la roue de secours et de l'extincteur. Quelle nouveauté dans ma vie ! En tout cas il n'est jamais trop tard pour apprendre à bichonner un ancêtre.

Posté par Trocadero à 15:13 - C'est pas pareil - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

14 avril 2007

Conduite à l'oreille

notes_musiqueZéro + Zéro égalent... Une façon très originale de conduire ! Formulé différemment : comment savoir à quelle allure on roule quand les deux aiguilles sont bloquées tout en bas ? Bon. Vous l'avez donc compris. Le traitement de choc infligé le week-end dernier à notre petite B, déjà privée de compteur de vitesse, pendant 3 jours et 1000 kilomètres, a eu raison de son compte-tours ! Rien de dramatique il est vrai (il vaut mieux ça qu'un joint de culasse) mais il fallait bien ramener la belle à la maison sans exploser la moyenne, et encore moins la mécanique...

Les 300 derniers kilomètres de notre dernière virée ont donc été plutôt folkloriques. Tout "à l'oreille", comme les musiciens. Chaque régime moteur associé à une note de la gamme ! C'est ainsi que le ron-ron de 90 a donné le la (un vrai la, soit dit en passant), et que certains vibratos ressentis dans le siège conducteur nous ont rappelés à l'ordre quand nous dépassions la limite... Presque facile, en fait. Heureusement tout de même que la maréchaussée avait déserté les nationales et ne les avait pas truffées de radars mobiles !

En attendant, il va bien falloir réparer. Des connaisseurs du forum MG m'ont indiqué qu'il s'agissait sans doute d'un problème de condensateur ou de transistor, et que tout pouvait s'arranger avec un fer à souder et de bons schémas. Mais je crois que je ne vais pas m'y risquer. Un spécialiste se chargera de l'opération. En attendant, le pique-nique de demain, nous nous y rendrons en musique !

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07 avril 2007

Un homme heureux

PICT0019C'est du bonheur qui coule dans mes veines. Un bonheur aussi pur que l'air que je respire. Je suis à la campagne, en visite dans la famille, et cette fois c'est côté Croco que ça se passe, en Vendée. Le temps est splendide, la température idéale... Comment ai-je pu un instant songer à venir ici sans la B ?


Oui, je sais, avec le recul ça peut surprendre. Et pourtant c'est vrai. Ce n'est qu'au tout dernier moment que je me suis résolu à emmener notre petite anglaise. Lui coller plus de 1000 km en un week-end ne me semblait pas raisonnable. Et puis tous ces embouteillages annoncés, pour lesquels elle n'est pas faite... D'autant qu'une fois sur place, il n'allait pas s'agir de s'éclipser pour un décapsulage en duo au lieu d'être un peu disponible pour nos hôtes...

Bon. N'en parlons plus désormais. Le voyage aller est passé comme une fleur (en deux temps certes, mais la campagne mancelle est suffisamment belle pour que nous ayons eu envie d'y faire escale pour la nuit). Aucune surchauffe moteur dans les bouchons, pas la moindre alerte sur l'autoroute, et un enthousiasme général à l'arrivée pour nous accompagner en balade ! Que demander de plus ?

La transcription de ce texte en images se trouve dans un nouvel album photo, ci-contre. Je le mettrai à jour à notre retour, avec des clichés de la suite de notre week-end pascal. Car en effet, tout cela ne fait que commencer...

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04 avril 2007

Le jour où ma femme a attrapé le virus

Je ne m'y attendais pas, à celle-là. Je veux dire, à ce que ma femme finisse par avoir les mêmes goûts de luxe que moi. C'est elle pourtant - et sans doute à raison - qui me trouve gonflé de continuer à aller travailler en voiture alors que mon bureau est désormais sur la ligne de métro qui passe au bas de chez nous. Elle encore qui milite pour la préservation de la planète et applaudit les cyclistes (ceux que je conspue allègrement quand je les vois griller un à un tous les feux rouges et s'enfiler dans tous les sens interdits qu'ils trouvent). Elle toujours qui m'assure que je ferais des économies en prenant une carte orange comme tout le monde.

Eh bien voilà, c'est dit, elle a basculé du côté obscur. J'ai fini par lui refiler le virus. Enfin, pas tout seul : pour ça, la MG m'a bien aidé. Car voilà aujourd'hui le genre de question que Madame Croco m'envoie, l'air de rien, entre la poire et le fromage : "Dis, il faut que j'aille à Chaville demain pour récupérer un script. Comme tu as besoin de la Clio pour ta journée de formation à Nanterre et que c'est super long en métro + bus, je peux prendre la B ?"...

m_tro

Qu'auriez-vous répondu à ma place ? Evidemment qu'elle pouvait, cette voiture est faite pour rouler, ça irait effectivement beaucoup plus vite et Chaville, ce n'est pas le bout du monde. Et puis avouons-le, je suis assez fier d'avoir amené ma femme au même stade de MG-dépendance que moi (héhé). Mais maintenant, je sais ce qui va se passer. Aurélie va trouver, comme moi, tous les prétextes les plus bidons pour me taxer les clés au lieu de transpirer en commun comme au bon vieux temps ! La RATP, une deuxième voiture ? No more. OK, j'exagère peut-être un chouïa, mais n'empêche que ça commence déjà : "Je la reprends vendredi pour retourner à Chaville, si ça ne t'ennuie pas".

Ben voyons. T'en profiteras pour faire le plein !

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02 avril 2007

C'est beau une ville la nuit

nuitLe franc soleil qui a accompagné la journée d'hier ne nous a pas vus prendre la route. La MG est restée à l'arrêt, bronzant à proximité du buffet de notre réunion de famille (les 60 ans de mon père, une fête très réussie au demeurant). Ce n'est qu'en toute fin de soirée, fatigués certes mais tout sourire après tant d'émotions, que nous avons repris le chemin de Paris. C'était la première fois que nous roulions de nuit, et ce qui aurait été il y a quelques semaines une source de stress m'a laissé cette fois complètement indifférent. Comprenons-nous bien : ne plus avoir la moindre appréhension lorsque je suis au volant ne signifie pas pour autant que le plaisir de conduire s'en trouve banalisé. Bien au contraire : l'arrivée sur la capitale, la Tour Eiffel scintillante, le ballet des feux rouges et des clignotants des voitures qui nous précédaient... Ah, il n'y a pas à dire, les lumières de la ville sont jolies lorsqu'on prend le temps s'y attarder !

Posté par Trocadero à 12:01 - Un bout de chemin ensemble - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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