La vie MG B

Des balades, des découvertes, du plaisir... Tout un art de vivre en ancienne anglaise !

30 mars 2007

MG et BD

Les plus observateurs d'entre vous, chers lecteurs, auront constaté que ces pages se sont enrichies récemment d'un nouveau lien dans la catégorie "Un autre monde". En effet, c'est tout à fait par hasard que le Croco et moi sommes tombés sur ce joli blog nommé Trentenaire, marié, deux enfants, et réalisé par un jeune dessinateur belge auquel je prédis un bel avenir. Allez y faire un tour et prenez le temps de tourner les pages, c'est vraiment bon !

Ce n'est pas que je m'y connaisse en BD, mais j'en suis indéniablement fan. Comme beaucoup de gens de ma génération, j'ai éclusé dans ma jeunesse la collection complète des Tintin, Astérix et autres Schtroumpfs, autant d'étapes incontournables à une éducation littéraire digne de ce nom (enfin, c'est ce que j'ai la faiblesse de croire parce que ça m'a bien arrangé à cette époque).

Mais c'est Gaston Lagaffe qui restera à tout jamais mon personnage favori. Je ne louerai jamais assez le talent de Franquin pour mettre en situation ce gentil flemmard si attachant ! Ce qui est certain, c'est que Gaston a contribué à mon attirance pour les voitures anciennes, et notamment par la planche qui est reproduite ci-dessous. Un vrai plaisir à lire ou relire...

gaston

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26 mars 2007

Objectif Loire

toursIl y a déjà plusieurs mois que, pour de multiples raisons, nous envisageons de quitter Paris. Ce n'est pas que la ville nous déplaise, bien au contraire, mais vouloir habiter un endroit où on laisse sa chemise dans le loyer de la moindre studette, à la longue, c'est un peu lourd à porter. J'ai bien tenté d'obtenir de mon employeur le triplement de mon salaire, mais bon... Vous me direz qu'il existe certainement de bien jolis coins en banlieue qui nous offriraient calme et verdure pour deux fois moins cher. Seulement voilà, nous, c'est la grande ville, ses rues commerçantes et animées, la possibilité d'aller au cinéma a pied qui nous font vibrer. Citadins dans l'âme nous sommes, et citadins nous voulons absolument rester.

Alors, la solution, c'est quoi ? Celle que nous avons retenue aurait plu à Jean-Pierre Foucault : faire appel à un ami. En l'occurrence, j'ai nommé le TGV. C'est lui qui rapproche les régions de France, en mettant certaines d'entre elles à moins d'une heure du centre de la Capitale. Admettons que vous travailliez face à la Gare du Nord : plutôt que d'enchaîner 15 stations de RER pour rejoindre le fin fond de la Seine saint-Denis, pourquoi ne pas opter pour un appartement en plein centre de Lille ? Même raisonnement pour celui dont les bureaux jouxtent Montparnasse : le vieux Tours lui tend les bras, 250 km plus bas, pour un temps de trajet plus court que s'il élisait domicile à Corbeil-Essonnes...

Bref, vous l'aurez compris, notre point de chute pourrait bien être Tours. Nous avons arpenté ses rues de long en large pendant le week-end. Vérifié que toutes les grandes enseignes commerçantes sont bien là, que les spectacles y ont une bonne place. Le Croco a validé ses indispensables, restaurants japonais et magasins de déco ou de loisirs créatifs : de côté-là non plus, rien ne manque. Quant à moi, j'ai pu constater que non seulement la ville roule - même son hyper-centre - mais surtout qu'à quelques kilomètres de là seulement, sans avoir à passer par les cases "périphérique bouché" et "autoroute bruyante", on trouve de superbes paysages et des cités aux noms chargés d'histoire...

Oui, très bientôt, nous emmènerons notre petite B siroter un Vouvray sur le chemin d'Amboise.

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23 mars 2007

Querelle des anciens et des modernes

gpsParmi les possesseurs de voitures anciennes, deux écoles s'affrontent. D'un côté les irréductibles du "tout d'origine", qui vous fusillent du regard lorsque vous leur annoncez que vous avez bidouillé ou - pire encore - gonflé votre moteur, ajouté des feux de recul ou même simplement remplacé vos rétroviseurs 72 par un modèle du millésime suivant. De l'autre, les accros au plaisir de conduite, qui se moquent bien de piloter un mutant à 4 roues, truffé d'anachronismes et d'insultes à l'Histoire. Je doute qu'on arrive un jour à mettre d'accord ces opposants permanents, et c'est probablement mieux comme cela ; les forums internet et autres gazettes spécialisées ont encore de beaux jours devant eux...

Et moi, et moi, et moi, où suis-je dans ce tumulte ? Probablement au milieu, tendance "ne se prononce pas" comme on en voit beaucoup dans les sondages d'opinion. J'ai choisi ma MG sur des critères purement esthétiques, et il se trouve que sur l'ensemble du plateau qui s'offrait à moi, seuls les modèles strictement d'origine et d'avant 1968 emportaient mon adhésion. Pour autant, je n'ai émis aucune réserve quand on m'a proposé d'équiper ma belle d'un démarreur électronique, et j'ai toujours en projet l'installation de ceintures de sécurité (il faudrait d'ailleurs que je me motive un peu pour les commander, celles-là). En revanche, je me refuse entre autres à doter ma B d'un autoradio lecteur de CD qui, à mon humble avis, jurerait sur la planche de bord vermiculée.

Là où le problème se corse, c'est lorsque l'on aborde la question du GPS pour la balade. On laissera de côté la bizarrerie d'un "après 300 mètres, tournez à gauche" qui se superposerait au bruit du moteur... Au-delà, dois-je considérer que l'outil est tellement peu en rapport avec les 60's que sa seule présence dans la boîte à gants est une totale hérésie ? Ou au contraire, puis-je retenir qu'il ne s'agit là que d'un accessoire embarqué, au même titre qu'un téléphone mobile ou une montre à cristaux liquides ? J'avoue que je n'ai pas encore tranché. Le plaisir de rouler en B est peut-être lié à celui de déchiffrer des cartes routières. Après tout, il faut bien occuper mon Cro-copilote ! Allez, pour la peine, c'est elle qui décidera...

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17 mars 2007

Le jeu des 7 différences

Je suis un homme chanceux, j'ai deux voitures. Une pour aller travailler, du lundi au vendredi, dans les embouteillages parisiens ; l'autre pour le week-end et l'évasion sur les routes de campagne. Pourtant mercredi dernier, histoire de donner du sens à mon précédent article, j'ai interverti les rôles. Profitant du beau temps, je me suis rendu au bureau avec ma MG. Bousculée, la routine... Belle occasion de faire un inventaire des choses qui changent quand on va travailler au volant d'une B plutôt qu'en Clio.

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1. Pas de "France Info" sur le trajet : mince alors, comment vais-je savoir ce qu'a fait la Bourse de Tokyo ce matin ?
2. Pas de ceinture : chouette, ma chemise ne risque pas d'être froissée ce coup-là.
3. Pas de climatisation : pas froissée la chemise, d'accord, mais sûrement un peu humide dans le dos !
4. Pas de boîte automatique : je n'avais jamais remarqué qu'il y avait tant de feux rouges et de passages piétons sur l'Avenue du Maine...
5. Pas de vitres électriques : j'ai pris mon badge de parking trop tôt, ma main gauche doit d'abord tourner la poignée !
6. Pas de direction assistée : waow, ça en fait des virages pour aller jusqu'au niveau -2...
7. Pas de "plip" pour verrouiller : tant mieux, si mes collègues veulent venir la voir à la pause déjeuner, je n'aurai même pas besoin de prendre les clés.

En résumé, un voyage comme tous les jours mais avec des sensations résolument nouvelles. La MG B est comme ça : elle vous réapprend chaque jour quelque chose...

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10 mars 2007

N'importe où, n'importe quand

RoyaumontJe n'ai aucune honte à l'avouer : lorsque, voici quelques semaines, j'ai découvert les joies de la conduite en MG, ma sempiternelle prudence m'a immédiatement fait décréter une limitation drastique des créneaux de balade. Hors de question de sortir, et encore moins de rentrer aux heures d'embouteillages, avec une voiture que j'imaginais peu à son aise avec d'incessants passages de première et une température d'eau attirée par les hauteurs. Je ne me voyais pas davantage arpenter les chemins sombres avec un éclairage "d'époque", dont tous les conducteurs de B vous diront qu'il est notoirement insuffisant. Bref, pour être certain de ne prendre aucun risque, je m'astreignais à réduire les opportunités qui s'offraient à moi.

Force est de constater aujourd'hui que je prends davantage de libertés. Mon assurance au volant s'installe, à mesure que défilent les kilomètres et que la mécanique encaisse sans broncher les maltraitances des feux rouges à répétition et des périphériques bouchés. Et comme un bonheur n'arrive jamais seul, le soleil se fait plus paresseux lorsqu'il s'agit d'aller rejoindre l'horizon.

Pas de scrupule donc, cet après-midi, à laisser s'éterniser une réunion de famille alors qu'une longue route m'attendait et que je ne savais pas quelles conditions de circulation j'allais trouver. Au final, un voyage sans histoires, à la nuit tombante, mais sans aucun stress ni inquiétude particulière. Le sentiment de maîtriser ma monture et même de pouvoir "taper dedans" à l'occasion. Quel chemin parcouru depuis mon premier essai, ce jour où les sensations m'avaient paru tellement éloignées de mes références que je m'étais mis à douter de mon envie de posséder une ancienne... Tout cela est bien loin !

A présent il ne peut plus être question que de plaisir. Celui de ce soir, par exemple. Le premier coucher de soleil sur ma petite protégée. Celui qui me fait dire qu'avec elle désormais, ce sera n'importe où, n'importe quand...

Posté par Trocadero à 23:05 - Un bout de chemin ensemble - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

05 mars 2007

Vincennes comme sur scène

A en juger par le nombre de promeneurs qui déambulaient hier matin, devant l'esplanade du château de Vincennes, les "oldies" ont la cote, et pour longtemps. Que de plaisir pour notre première participation à ce rassemblement mensuel de belles carrosseries ! Nous ne nous attendions vraiment pas à voir s'attarder autant de monde devant notre voiture... Sur les Jaguar ou les Austin Healey, oui. Les Mercedes, assurément. Ford Mustang et 403 cabriolet, toutes en parfait état de conservation et soigneusement briquées, bien sûr. Mais à Vincennes, point de jaloux : même notre modeste MG eut droit aux photos, aux pouces levés et aux mots de félicitations. Beaucoup de questions, aussi. Jamais naïves et toujours sincères. Auxquelles on se demande presque si on a bien répondu !

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Car en effet, c'est une sensation étonnante de se voir ainsi en première ligne, un peu comme un artiste avec qui l'on viendrait discuter après un concert, lui dire que sa chanson était belle et ses musiciens pleins de talent. Nous n'y sommes finalement pour rien : nous avons juste une jolie voiture et notre seule contribution au spectacle est de l'avoir amenée là. Mais même ce statut de débutant suffit, apparemment, à déclencher des regards respectueux et pourquoi pas quelques rêves, chez toutes les franges de la population. C'est ainsi, il est vrai, que tout a commencé pour nous...

Posté par Trocadero à 21:06 - Entre passionnés - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

03 mars 2007

Faut que ça brille

PICT0002La cause était entendue depuis le début de la semaine : si le soleil se décidait à faire son retour, la B aurait droit à son premier grand nettoyage de printemps. Ce n'est pas que nos balades dominicales fassent la part belle aux chemins boueux, mais l'action conjuguée des gouttes de pluie de nos débuts et - surtout - de la poussière accumulée au garage méritait une sérieuse remise à niveau.

Nous avons donc attaqué la journée par une razzia chez m'sieur Feu Vert, le meilleur ami de l'auto. Gant de lavage, chiffon microfibres pour les vitres, nécessaire de lustrage (pardon Ségolène, on ne dit pas "lustritude")... Bref, la panoplie complète du petit nettoyeur, à laquelle nous avons ajouté un gros bidon d'huile, la belle ayant déjà parcouru 1000 km et réclamant donc un litre de lubrifiant pour enchaîner les suivants.

Pas besoin de vous raconter la suite, l'image s'en charge. Précisons cependant que j'ai le dos en compote depuis ce matin (un faux mouvement bête et méchant dans la salle de bains), c'est donc a Aurélie que reviennent les lauriers du plus beau lavage d'ancienne de l'année. Quand on vous dit qu'elle l'aime plus que moi, cette voiture...

Posté par Trocadero à 14:08 - Au quotidien - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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