La vie MG B

Des balades, des découvertes, du plaisir... Tout un art de vivre en ancienne anglaise !

27 février 2007

Joyeux anniversaire !

gateau28 février 1967. Au stade Vélodrome à Marseille, l'équipe de France de football affronte la sélection Corse. Les insulaires l'emporteront 2  à 0 après un match héroïque face à des tricolores aussi peu inspirés que maladroits, faisant dire aux journalistes que "le coq est maure ce soir".

28 février 1967 toujours. "David Vincent les a vus, alors qu'il cherchait un raccourci que jamais il ne trouva" : les téléspectateurs français découvrent, diffusée sur l'unique chaîne de télévision de l'époque, une série qui a fait un tabac outre-Atlantique et dont le héros passe son temps à pourchasser d'étranges personnages à l'auriculaire suspect. Grâce à lui (l'acteur Roy Thinness) et au producteur Quinn Martin, "Les envahisseurs" continuent d'envahir le monde...

28 février 1967 encore. Le Journal Officiel publie un décret qui dissout le Régiment de Sapeurs-Pompiers de Paris, vieux de 100 ans, et le remplace par une brigade. Celle-ci verra ses missions élargies, notamment avec la prise en charge de la sauvegarde des personnes et des biens des trois nouveaux départements périphériques.

28 février 1967. Quelque part aux Etats-Unis, un homme de goût, heureux et tout récent propriétaire d'une MG B flambant neuve, procède à sa première immatriculation.

Bon, d'accord. Là, j'extrapole un peu. Et j'avoue que j'aurais préféré, bien plus que celle de sa première plaque, connaître la date à laquelle la voiture est sortie des célèbres usines d'Abingdon. Mais tant pis, peu importe, je m'en remets à ce qui est inscrit sur mes papiers : l'acte de naissance de ma MG B a été signé le 28 février 1967. Elle fêtera donc demain ses 40 ans. Nombreux sont ceux qui affirment que pour une femme, il s'agit là de l'âge idéal. Celui du plein épanouissement. Je ne demande qu'à voir !

Et en attendant, avec à peine quelques heures d'avance, je te souhaite un très bon anniversaire, petite B. Vivement ce week-end, que nous allions fêter ça sur la route.

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25 février 2007

Habillés pour l'hiver

Les week-ends se suivent et ne se ressemblent pas : après le soleil et la douceur, place à la pluie et au vent. Un temps plus conforme à la saison, sans doute, et parfait pour aller faire chauffer la carte bancaire dans les centres commerciaux. Oui, après les soldes, je sais. Pas forcément la meilleure opération d'un point de vue strictement financier, mais quel régal de trouver des magasins presque déserts un samedi après-midi ! L'effet conjugué des vacances scolaires y était sans doute aussi pour beaucoup...

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Toujours est-il que le Croco a pu reconstituer une grande partie de sa garde-robe et que j'ai moi-même craqué sur deux ou trois bricoles. Parmi les emplettes du jour, on notera un polo et un t-shirt que ma couturière préférée s'est empressée de "customiser" avec des accessoires reçus il y a quelques jours. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que le résultat est très sympa. Amis du Forum MG qui passez par ici, ne trouvez-vous pas que nos vêtements valent de l'or, maintenant qu'ils sont revêtus de ce logo ?

Posté par Trocadero à 15:47 - Entre passionnés - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

18 février 2007

Cap au sud

Les Pays-Bas d'abord, une escale à Lille, l'Oise et enfin Paris porte de Chatillon : je crois pouvoir affirmer que depuis son retour sur la vieille Europe, notre petite MG n'avait jamais posé les roues dans des latitudes aussi basses que celles qu'elle a empruntées aujourd'hui. Et même si cela doit faire ricaner certains de nos amis habitués au soleil éclatant de la Côte d'Azur, il est désormais bien établi que plus les jours passent, plus on descend. Allez, hop, zou, soyons fous en ce dimanche si doux, 60 kilomètres d'un coup ! Autoroute A6, sortie Fontainebleau !

La ville est agréable, architecture bourgeoise et harmonieuse. Dès notre premier stop devant le château, des touristes japonais, charmants, se précipitent pour immortaliser la voiture sur leur numérique. Ces gens-là ont bien plus de goût que ce qu'on raconte ! De quoi figer les sourires sur nos visages.

En sortie, c'est une bien jolie forêt que l'on découvre. Et tout aussi jolis sont les villages qui la bordent : Arbonne par exemple, qui jouxte Barbizon, la cité des peintres aux restaurants bien alléchants. Quelle coïncidence, c'est justement l'heure de déjeuner ! Ah... Déguster un bon rumsteack et une tarte au citron meringuée en se disant que la balade digestive se fera avec la capote dans le coffre...

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A peine le temps de nouer nos écharpes et l'on pénètre dans Milly-la-forêt. Immédiatement s'offre à nous la célèbre chapelle saint-Blaise des Simples. C'est là que repose Jean Cocteau qui l'a faite rénover et s'est piqué de la redécorer entièrement après en être tombé amoureux vers 1950. Un nouvel arrêt s'impose... Un peu plus loin ce sera Courances et son magnifique château. Nous y avons fait une courte étape à l'aller, la lumière y était plus belle pour les photos. Mais comme nous avons tout le temps, autant y repasser pour admirer ce si paisible paysage, encore et encore...

Le retour se fera presque jusqu'au bout par ces petites routes qui semblent avoir été dessinées pour notre petite B. C'était notre première vraie journée de découverte, notre premier vrai bol d'air en anglaise. Un moment inoubliable, à marquer d'une croix blanche, parce qu'il était tout simplement beau.

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15 février 2007

Une carte grise, ça se mérite !

carte_griseVous habitez Paris ? Vous avez une voiture à immatriculer ? Prenez une demi-journée de congé ! Non non, j'exagère à peine. Il m'aura fallu près de 4 heures, hier, pour obtenir une carte grise pour la MG. Ce que j'imaginais n'être qu'une simple formalité à la pause déjeuner s'est transformé en véritable parcours du combattant...

Il est vrai que j'ai contribué moi-même à aggraver les choses en oubliant d'apporter une partie des pièces nécessaires : certificat de cession et contrôle technique étaient bêtement restés à la maison. Mais pour le reste, je plaide non coupable. Comment aurais-je pu savoir que l'antenne de Police de mon arrondissement n'était pas habilitée à immatriculer des véhicules anciens ? Tout cela est bigrement dommage car j'aurais échappé aux interminables minutes d'attente imposées par la Préfecture, la "grande" Préfecture de Police de tout-Paris, sur l'Île de la Cité ! Et encore, je vous fais grâce des procédures de sécurité (entrée par groupes de 10 personnes dans un sas, passage dans un portique comme à l'aéroport etc). On s'y prête de bonne grâce mais on fulmine intérieurement. Erreur : ce n'est que le début !

Fermez les yeux et imaginez. Il est 12h20. Déjà 50 minutes que vous avez quitté votre boulot en disant "je reviens dès que possible" et vous voilà dans une salle immense, bardée de guichets de tous les côtés, mais dont un sur cinq est en service. Vous prenez un ticket, votre numéro est incroyablement éloigné de celui qu'on appelle en ce moment. Vous vous dites que vous auriez dû prendre un sandwich avant...

Chaque personne qui passe avant vous doit avoir une flotte de véhicules à immatriculer. Bon sang, comment se fait-il que ça prenne 20 minutes par tête de pipe ? A 13h50, on appelle enfin votre numéro. La préposée est souriante, elle compulse les pièces de votre dossier, vous demande les justificatifs d'identité et de domicile. Au bout de quelque temps, elle vous rend ce dont elle n'a plus besoin et vous indique que vous allez bientôt (comprenez : dans un gros quart d'heure) pouvoir passer à la caisse. Vous en retrouveriez presque le sourire... Mais... Loi de Murphy oblige, ça traîne en longueur.

14h30. Monsieur ? Vous pouvez revenir s'il vous plaît ? J'ai un problème pour éditer votre carte grise. Quand je tape le numéro de série et le type du véhicule, l'ordinateur me laisse le choix entre une remorque et deux tracteurs, tous de marque différente. Là, je ne peux rien faire. Il faudrait que vous écriviez à MG Rover France et que vous leur demandiez s'ils ne se sont pas trompés sur le certificat de conformité...

Réponse en version courte : hors de question que je reparte d'ici sans avoir mon immatriculation. Poliment mais fermement, je demande qu'on appelle un responsable pendant que je compose le numéro de mon vendeur. Il a fait immatriculer plusieurs dizaines de MG avant moi et c'est la première fois que - je cite - de tels charlots lui opposent une telle fin de non recevoir. Il me donne le numéro d'un responsable du service homologation de MG France qui pourrait peut-être débloquer la situation. J'appelle. Répondeur. Un coup pour rien... Pendant ce temps, sur ma demande insistante, le dossier a été déposé sur le bureau du grand chef. Qui débarque à 15h15 et déclare triomphalement "je connais, j'ai déjà vu ça". La solution est de prendre pour base de référence la remorque ou le tracteur dont le numéro de série correspond au mien, et d'écraser informatiquement toutes les caractéristiques en les remplaçant par celles de ma voiture. Alleluia !

A 15h30, délesté de 231 euros, je sors de la Préfecture (sous une pluie battante) avec mon précieux sésame sous le bras. Et il me prend alors l'envie de savoir quelle est ma nouvelle immatriculation, moi qui redoutais tant d'avoir une combinaison de lettres un peu équivoque. Et là, croyez-moi si vous voulez, j'éclate de rire. QWC 75. Quoi de plus normal ? Un temps de chiotte et une journée de merde...

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09 février 2007

Reconnaissances

BretagneJe n'ai aucune réticence à l'avouer, en ce moment, je souffre. Oh, pas à cause de ce satané compteur. Trop pris par mon boulot et d'autres réjouissances cette semaine, j'ai dû renoncer à une nouvelle séance de bricolage sous les néons de mon parking. J'y reviendrai un peu plus tard. Non, c'est juste que je suis inhabituellement absent de mon poste de pilotage préféré. Second week-end sans le plaisir d'une balade en MG B, la sensation de manque est là, et bien là. Bien sûr ces quelques jours dans le sud Finistère étaient planifiés depuis longtemps, évidemment l'ambiance familiale (nous sommes chez mon beau-père) s'annonce sacrément sympathique comme de coutume. Mais voilà, "elle" n'est pas avec nous. Ah, si seulement nous avions pu l'emmener...

Non, c'est idiot. 1000 km de route aller-retour, c'était trop pour un séjour aussi bref. Et avec ce temps... Nul doute que nous n'aurions pu jouer du top down. Soyons ambitieux, s'il est dit que la Bretagne ça vous gagne, la B mérite d'y être invitée aux beaux jours. Alors prenons de l'avance. Faisons un repérage. Le temps de nous imbiber de cette si belle région, de ces vieilles pierres ourlées de volets bleus, de ces toits d'ardoise aux reflets d'ancres de marine... Laissons-nous guider le long des fronts de mer, bercés par les cris des mouettes et des cormorans ! Nous sommes au Monte Carlo, en reconnaissances, la route se dévoile et il nous faut l'apprivoiser. "Qu'est-ce que tu en penses ? me souffle Aurélie. Elle sera bien ici, notre petite B, non ?"

Pour un peu, nous prendrions des notes, façon Daniel Elena pour Sébastien Loeb. Le propos est pourtant loin de nous projeter dans une spéciale et de faire claquer un chrono. Au contraire, même. Tout pour le plaisir. Et une chose est sûre : lorsque nous reviendrons en mai, au plus tard en juillet, nous aurons de quoi en prendre, du plaisir... Tiens, rien que d'en parler, je ne souffre plus.

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06 février 2007

Rouler sans compter

outils2Honnêtement, j'y ai cru. A ma victoire d'apprenti-mécano. Au coup de bol du débutant. L'aiguille avait frémi dès les premiers tours de roue et j'avais eu ce sentiment, certes retenu mais ô combien agréable, que l'acharnement finit toujours par payer. La belle aventure a pris fin après quelques passages de rapports, un peu plus loin. Le compteur a cessé brusquement de fonctionner et l'aiguille s'est à nouveau figée sur zéro.

Plaisir fugace hier soir, donc, après d'interminables minutes passées à s'écorcher les mains dans l'espace confiné du tableau de bord. Comment manipuler cet étrier, ce fichu bout de métal en U censé retenir le compteur contre la planche de bord ? Comment fixer le fil de masse sur les tiges filletées et serrer ensuite un mini-écrou en le tenant du bout des doigts ?

Au final c'est Aurélie, plus patiente et plus inspirée que moi, qui avait réussi cet exploit. Il ne nous restait plus qu'à insérer la petite ampoule dans son logement tandis qu'au centre, le câble semblait bien positionné, droit dans ses bottes et suffisamment maintenu. Seul le bouton de remise à zéro du totaliseur partiel refusait de fonctionner, je m'étais dit que ce n'était pas bien grave du moment qu'il était capable d'égréner les chiffres. Il l'a fait pendant 800 mètres, ce n'est pas si mal. Et ça nous donne l'occasion de faire à nouveau un peu de bricolage ce soir... Si ça ne fonctionne toujours pas, notre MG aura certes un tableau de bord beaucoup plus joli, mais elle continuera de rouler sans compter.

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02 février 2007

Hors la loi

gendarmeEst-ce mon passé lointain de futur juriste qui me rattrape ? Ou alors c'est l'âge. Ou l'effet "Nicolas". Toujours est-il que je me découvre en ce moment une propension peu commune à respecter les règles sous toutes leurs formes, et au premier rang desquelles celles qui régissent le Code de la route. C'en est presque devenu un jeu, un défi, un pari quotidien. Vais-je parvenir à rester sous les 50 en ville ? A n'oublier aucun clignotant ? A laisser passer tous les piétons qui s'engagent, même quand ils ne devraient pas ? Bon, j'avoue, parfois c'est plus que difficile...

Le problème se corse en ce moment, car ce n'est plus seulement le conducteur qui est faillible, mais la voiture elle-même. Toujours dépourvue de compteur de vitesse (souvenez-vous, la veille de la remise des clés, mon vendeur s'était aperçu que celui d'origine était défaillant et l'avait alors démonté, me demandant de patienter jusqu'à l'envoi d'un nouveau... qui n'est toujours pas arrivé), la voici maintenant hors la loi avec une immatriculation périmée. J'étais prévenu, ça pouvait prendre du temps. Et effectivement ça en prend. Le prix à payer pour rouler avec une carte grise normale et non pas seulement en "collection", ce qui aurait limité mes déplacements aux départements de la petite couronne parisienne. Sauf à faire une déclaration à la Préfecture, patati patata... Je vous passe les détails des rigueurs de l'Administration française !

Bref. Je me dis qu'un simple contrôle pourrait s'avérer fatal si, d'aventure, je devais rencontrer la Maréchaussée au bord d'une route. Il suffirait d'attirer l'attention parce que je n'ai pas de ceinture de sécurité (là, j'ai le droit, la voiture ayant été produite avant 1967, mais tout le monde n'est pas au courant). Bref, on me demanderait de me ranger sur le bas-côté. On me réclamerait "les pièces afférentes à la conduite du véhicule", en un mot mes papiers. Et en jetant un coup d'oeil au tableau de bord, on s'apercevrait qu'il y a un gros vide à la place du compteur. Pas glop, pas glop, ça sentirait l'amende à plein nez. Manquerait plus que mon fusible de clignotant se soit détaché 100 mètres auparavant et je serais bon pour la totale !

Ah bon, je psychote ? J'en fais trop ? Oui, possible. Je deviens sans doute un intégriste du respect de la Loi, alors qu'un gendarme c'est souvent compréhensif et que, de toute façon monsieur l'agent, vous le voyez bien, c'est pas moi le bandit, je paie mes impôts et tout...

N'empêche. Pour la première fois ce week-end depuis que j'en ai fait l'acquisition, et pour ne pas tenter le Diable, ma MG B restera sans doute au garage.

Posté par Trocadero à 10:21 - Au quotidien - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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